[PARCOURS SONORE EN MUSÉE]

Peut-on faire vibrer l’art ?
Recherche artistique sur la voix, les œuvres et les lieux
Que se passe-t-il lorsqu’une voix rencontre une œuvre d’art ?
Cette question est à l’origine de mon travail depuis plusieurs années.
Au fil de créations réalisées dans des lieux d’exposition, j’ai découvert que chaque espace possède une acoustique, une mémoire et une présence qui influencent profondément l’acte de création. La voix ne se contente pas d’occuper le lieu : elle l’écoute, le traverse et, en retour, s’en laisse transformer.
Peu à peu, une évidence s’est imposée. Une œuvre ne s’adresse pas uniquement au regard. Elle peut aussi être écoutée, traversée et prolongée par une création vocale née de la rencontre avec le lieu qui l’accueille.
Peut-on faire vibrer l’art ? est le nom donné à cette recherche.
Chaque Résonance débute par un temps d’immersion au sein d’un musée, d’un centre d’art ou d’un lieu patrimonial. Les œuvres, l’architecture, la lumière et l’acoustique deviennent les partenaires d’un processus de création fondé sur l’écoute, l’improvisation et la composition.
De cette rencontre naissent des œuvres vocales originales, des performances, des enregistrements phonographiques ou des parcours sonores. Chaque réalisation est unique, car elle est intimement liée au lieu qui l’a vue naître.
Cette recherche ne cherche pas à expliquer les œuvres ni à les illustrer. Elle propose une autre manière de les rencontrer, en faisant de la voix un espace de dialogue entre les arts, les lieux et celles et ceux qui les habitent.
Le texte qui suit, retrace les différentes étapes de cette démarche : des premières Résonances, qui en ont posé les fondations, jusqu’aux créations les plus récentes développées dans les musées et centres d’art contemporain.
Explorer les différentes étapes du projet
J’appelle chacune de ces créations une Résonance. Chaque Résonance constitue une étape de cette recherche artistique. Ensemble, elles racontent l’évolution d’une même intuition : faire de la voix un espace de dialogue entre les arts, baignée par l’acoustique d’un lieu et de la rencontre avec les visiteurs.
Résonance — La Capelleta de Céret
Les premiers dialogues
Les premières Résonances naissent au sein d’une exposition collective présentée à la Capelleta de Céret.
Sculptures sur bois, peintures, calligraphies, poésie et création vocale cohabitent dans un même espace. La voix n’est pas seulement donnée devant des œuvres : elle devient une réponse artistique à leur présence.
Cette expérience pose les fondements d’une recherche qui se développera progressivement au fil des années.
→ Découvrir Résonance en images – La Capelleta de Céret


Résonance — The Open Door (2024)
Le musée comme premier terrain d’expérimentation
À la suite des premières Résonances développées à la Capelleta de Céret, Vanessa Hidden souhaite poursuivre cette recherche au sein d’un musée d’art contemporain.
Convaincue que la création vocale peut naître d’un dialogue direct avec les œuvres et les espaces qui les accueillent, elle propose au L.A.C. d’accueillir une première phase de cette recherche in situ.
Durant l’exposition The Open Door, elle s’immerge dans les salles d’exposition, observe les œuvres, écoute les résonances du lieu et improvise vocalement au contact de leur présence. L’objectif n’est ni d’interpréter les œuvres, ni de les illustrer, mais d’expérimenter ce qui peut naître de cette rencontre entre une voix, une architecture et une œuvre plastique.
De cette immersion naît une première création autour de l’installation « Je dois dormir » d’Aude Hérail Jäger. Cette Résonance constitue un moment fondateur : elle confirme que chaque œuvre peut devenir le point de départ d’une création vocale originale, élaborée dans le temps même de la rencontre.
Cette première expérience menée au L.A.C. ouvre un dialogue durable avec l’institution. Elle sera suivie, au printemps 2026, d’une nouvelle phase d’expérimentation autour des œuvres de l’exposition Que du papier IV, avant de conduire, quelques mois plus tard, à une commande de création consacrée à Roger Bissière et Jean Messagier dans le cadre du projet Peut-on faire vibrer l’art ?
→ Découvrir l’une des créations réalisées lors de The Open Door

Pour une voix
Pièce pour voix et bande issue d’improvisations réalisées in situ par Vanessa Hidden lors de l’exposition The Open Door, au L.A.C. – Lieu d’Art Contemporain de Sigean (Occitanie). « Je dois dormir » — Aude Hérail Jäger. Avec l’aimable autorisation du © L.A.C. et de © Aude Hérail Jäger.
Résonances — Que du papier IV (Printemps 2026)
Le musée comme laboratoire de recherche
Souhaitant approfondir cette démarche, Vanessa Hidden propose au L.A.C. de poursuivre ses recherches in situ.
À l’occasion de l’exposition Que du papier IV, où Sylvie Romieu présente sa série photographique A.P.N.E.A., trois nouvelles Résonances voient le jour. Ces trois créations permettent de consolider un protocole de création désormais transposable à d’autres contextes muséaux. Fondé sur l’immersion, l’improvisation et la composition, ce protocole affine progressivement une méthode de travail propre à l’artiste.
Cette étape est déterminante : le L.A.C. devient un véritable laboratoire de création où s’élabore progressivement une écriture artistique propre.
→ Découvrir les Résonances – Que du papier IV
Peut-on faire vibrer l’art ? — Roger Bissière & Jean Messagier (Été 2026)
Une nouvelle étape de la recherche
À l’été 2026, les recherches menées depuis plusieurs années trouvent une nouvelle expression au L.A.C. – Lieu d’Art Contemporain de Sigean.
Après les premières Résonances développées à la Capelleta de Céret, puis les expérimentations conduites in situ au sein du musée autour des expositions The Open Door et Que du papier IV, le L.A.C. confie à Vanessa Hidden une commande de création autour des œuvres de Roger Bissière et Jean Messagier.
Cette commande marque une étape importante dans l’évolution de sa démarche artistique. Les différentes expérimentations menées jusque-là trouvent une cohérence nouvelle au sein d’un projet de recherche désormais identifié : Peut-on faire vibrer l’art ?
Pensé comme un dialogue entre la voix, les œuvres et le lieu d’exposition, Peut-on faire vibrer l’art ? réunit plusieurs formes de création qui se répondent.
Le projet donne naissance à un ensemble de Résonances : des œuvres vocales originales composées au contact des collections et un parcours sonore.
Pensé comme une recherche au long cours, Peut-on faire vibrer l’art ? est appelé à se développer au sein d’autres musées, centres d’art et lieux patrimoniaux. Chaque nouvelle collaboration constitue une nouvelle Résonance, née de la rencontre entre une voix, un lieu et les œuvres qui l’habitent.
→ Découvrir le parcours sonore Peut-on faire vibrer l’art ? — L.A.C. Été 2026 Roger Bissière & Jean Messagier


